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SSC

Le pilier soins

Les soins

Le pilier soins est la colonne vertébrale clinique : une identité, un dossier longitudinal, et les parcours qui écrivent dedans. Il est construit avant le pilier financement, parce que rien ne peut être valorisé tant que rien n'a été consigné.

Ce qui suit décrit ce que le pilier fait, ce qu'il doit au pilier financement, et — tout aussi important — ce qu'il ne sait pas.

Le dossier suit le patient

Une identité santé qui désigne la même personne d'un établissement à l'autre, et un dossier longitudinal qui porte pathologies, allergies, traitements, consultations, résultats, orientations et hospitalisations. Ouvert selon le rôle, et journalisé à chaque ouverture.

La carte physique est le recours hors ligne. Elle identifie une personne ; elle ne prouve aucun droit. Cette distinction est délibérée : une carte qui prouverait un droit deviendrait un document que l'on se prête.

Les modules, et l'ordre dans lequel ils sont construits

L'ordre est dicté par les dépendances et par ce qui peut être montré. Rien n'est construit avant le dossier dans lequel il écrit, et, sous cette contrainte, les premiers modules sont ceux qui rendent la plateforme lisible pour quelqu'un qui l'ouvre pour la première fois.

  1. Identité du patient, doublons et carte de santé

  2. Dossier longitudinal

  3. Consultation et épisode de soins

  4. Soins infirmiers, constantes et triage

  5. Laboratoire

  6. Pharmacie

  7. Orientations

  8. Hospitalisations, lits et sortie

  9. Vaccination

  10. Santé de la mère et de l'enfant

  11. Exploitation et analyse par établissement

  12. Passerelle d'interopérabilité

Le dossier clinique est modifiable ; le dossier financier ne l'est pas

Une erreur clinique se corrige. Un montant ne se corrige jamais sur place.

C'est la différence la plus nette entre les deux piliers, et elle façonne le modèle de données des deux côtés. Un dossier clinique est corrigé lorsqu'il est faux, sous gouvernance clinique, la correction restant visible dans l'historique. Un chiffre financier n'est jamais corrigé sur place : l'original demeure et un ajustement est enregistré contre lui.

Construire les deux sous une même convention rendrait soit la correction clinique impossible, soit l'historique financier modifiable. Ni l'un ni l'autre n'est acceptable.

Qui voit quoi

Un rôle est défini par les permissions qu'il détient, jamais par un intitulé dans une liste déroulante. Chaque écran est construit permission d'abord : la requête est restreinte avant d'être écrite, pas filtrée après.

Les rôles du pilier soins et leurs limites
RôleCe qu'il faitCe qu'il ne doit pas voir ni faire
Agent d'accueilIdentifie le patient, crée l'identité santé, délivre la carte, enregistre le ménage.Tout contenu clinique.
InfirmierConsigne constantes et triage, suit les patients hospitalisés, lit le dossier partagé.Prescription, décisions sur les demandes de remboursement.
MédecinExamine, diagnostique, prescrit, demande des examens, oriente, hospitalise, fait sortir.Demandes de remboursement, historique des contributions, règlement.
Technicien de laboratoireReçoit les demandes, enregistre les prélèvements, valide les résultats.Antécédents cliniques sans rapport.
PharmacienVérifie les ordonnances au regard des allergies, dispense, gère le stock.Antécédents au-delà du contexte de sécurité.
Administrateur d'établissementGère les comptes, les permissions, l'activité et le journal des accès.Le contenu clinique de toute consultation.

Ce que le pilier soins doit au pilier financement

  • Des événements de service facturables. Chaque acte de soin achevé émet un événement immuable que le pilier financement peut valoriser. Les soignants consignent des soins ; ils ne construisent jamais de demandes de remboursement.
  • Assez de contexte clinique pour justifier une décision, derrière sa propre permission. Un instructeur examinant une demande inhabituelle peut avoir besoin d'une justification, mais cet accès est distinct et audité.
  • Rien d'autre. Le pilier soins ne connaît pas les tarifs, ne calcule pas les contributions, et ne change pas de comportement selon la couverture d'un patient. Les soins sont décidés cliniquement.

Une limite honnête de cette séparation

Le diagnostic est déductible de la facturation

Une ligne de remboursement indiquant « séance de dialyse » sur un panier affections chroniques apprend à un agent de couverture que le patient est en insuffisance rénale. Le diagnostic est déductible de la facturation, donc l'affirmation d'une séparation totale n'est pas tout à fait vraie. Deux mesures sont obligatoires : les demandes portent des codes d'acte et des tarifs pendant que la justification clinique reste derrière une permission distincte, et l'accès à une ligne de remboursement est audité comme un accès clinique.

Nous le disons ici plutôt que de le laisser découvrir : un examinateur en protection des données le trouvera, et il vaut mieux l'avoir trouvé le premier.

Conçu pour les conditions réelles

Électricité intermittente, connexion fine, appareils partagés, et des équipes qui n'ont jamais utilisé de système clinique. C'est le point de départ de la conception, pas le cas limite.

Hors ligne par conception

La saisie hors ligne n'est pas un mode dégradé. Chaque entité porte un identifiant généré côté client et une version, de sorte qu'une consultation saisie hors ligne se réconcilie au lieu de se dupliquer.

Appareils partagés

Les appareils sont partagés. Les sessions sont courtes, le changement d'utilisateur est rapide, et le journal des accès dit qui a ouvert quoi, pas quel poste.

Le vocabulaire du service

Le vocabulaire est celui du service, pas celui du logiciel. Un système qui exige une formation avant d'être utilisable ne sera pas utilisé.

Parler du pilier soins

Si vous dirigez un établissement ou un réseau et souhaitez examiner ce pilier en détail, écrivez-nous.